Avec un vélo de 17 kg, Jo Le Bouter a vaincu Les Rocheuses - Grand-Champ

jeudi 06 juin 2013


Un instant surpris par ce Français à vélo, les Américains adhèrent à son projet et facilitent autant qu'ils le peuvent son avancée vers San Francisco.

L'histoire

Pour soutenir les actions de l'association Syndrome de Wolfram, créée et présidée par sa nièce Nolwen Le Floch-Jaffré, Jo Le Bouter qui réside à Languidic, a entrepris de relier à vélo New-York à San Francisco. Lundi 3 juin, après avoir parcouru plus de 3 400 km en solitaire, il était au pied des Rocheuses, la principale difficulté de son parcours.

Crazy Jo

En Amérique, Jo est considéré comme « crazy » (fou). « C'est ce que me disent les Américains. Je crois qu'ils ont un peu raison. Traverser Les Rocheuses avec un vélo chargé comme un bourricot, cela tient de la folie », raconte sur son blog Jo Le Bouter, désormais connu sous le pseudonyme Jo in America.

Mais pour ce retraité, il n'y a pas de folie à entreprendre quelque chose pour faire avancer la recherche médicale pour lutter contre le Syndrome de Wolfram, une maladie génétique rare, invalidante. Son objectif est de recueillir des fonds grâce au parrainage des kilomètres parcourus.

Le 2 juin, Jo Le Bouter s'est arrêté dans un camping proche d'Estes Park. « 35 dollars pour planter sa tente sur une surface de gravillons, c'est un peu cher ! ». Mais les Américains savent aussi se montrer généreux. Après avoir installé sa tente, il s'est rendu dans un restaurant où une seule table était occupée par une famille. « J'ai expliqué l'objet de mon voyage. Cette famille généreuse m'a remis un billet de vingt dollars ».

Le lendemain, au Rocky Mountain National Park, le superviseur Léo officie aux entrées. « Je me présente et lui explique mon trip. Léo a payé le ticket d'entrée pour moi au titre de donation à l'association. »

3 800 m à grimper

En s'approchant des Rocheuses, le Morbihannais contemple d'abord les lignes de crêtes enneigées. Il ne lui suffit pas de les admirer, il faut les franchir. La montée va le conduire à une altitude de 3 800 m. « Est-ce que je ne suis pas un peu fou ? » s'est-il demandé. L'ancien pilote sait qu'au-dessus de 3 000 m, un apport d'oxygène est obligatoire pour les équipages et les passagers des avions. Tout se passera finalement bien, malgré le froid qui augmente avec l'altitude, le vent violent et l'orage accompagné de grêle.

Sur son blog : joinamerica.canalblog.com Jo Le Bouter vend chaque kilomètre 2 €. Les fonds collectés seront reversés à l'association.